La faune dans la réserve naturelle des Battures-de-Saint-Augustin-de-Desmaures

En raison de la diversité de ses habitats, la réserve naturelle des Battures-de-Saint-Augustin-de-Desmaures représente un milieu particulièrement riche pour la faune.

 

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Faune aviaire

Environ 200 espèces d’oiseaux fréquentent les battures de Saint-Augustin-de-Desmaures à un moment ou l’autre de l’année. Une quarantaine y nicherait. On observe entre autres plusieurs espèces de canards, dont l’eider à duvet et la macreuse. Des rassemblements de 2000 à 3000 bernaches du Canada et oies des neiges et de plus de 2000 canards barboteurs ne sont pas rares au printemps. Une visite au parc des Hauts-Fonds vous permettra de profiter d’une vue exceptionnelle sur la réserve naturelle !

Faune terrestre

Une étude réalisée en 2003 (lien vers la publication) a révélé la présence de six espèces de micromammifères sur le littoral et dans les boisés riverains de la réserve. Il s’agit de la grande musaraigne, de la musaraigne cendrée, de la souris sauteuse des champs, du campagnol à dos roux de Gapper, du campagnol des champs et d’espèce indéterminée de souris (Peromyscus sp.). Les boisés riverains sont également fréquentés par le cerf de Virginie, l’ours brun, le lièvre d’Amérique, la marmotte commune, le rat musqué, le renard roux et la mouffette rayée. Ces espèces sont toutes susceptibles de fréquenter le territoire de la réserve naturelle.

On ne retrouve pas seulement des mammifères terrestres dans la réserve : on y observe également des chauves-souris. Ce sont les seuls mammifères à pouvoir vraiment voler ! Des inventaires acoustiques réalisés en 2008 (lien vers la publication) ont permis d’identifier sept des huit espèces de chauves-souris vivant au Québec, soit la chauve-souris argentée, la chauve-souris rousse, la chauve-souris cendrée, la pipistrelle de l’Est, la grande chauve-souris brune, la chauve-souris nordique et la petite chauve-souris brune. Les trois dernières sont en voie de disparition au Canada, tandis que les quatre autres sont susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables au Québec.

Poissons et invertébrés aquatiques

Des inventaires réalisés en 2004 (lien vers la publication) par la fondation ont révélé la présence de 22 espèces de poissons, dont l’alose savoureuse, une espèce semblable au hareng qui est désignée vulnérable au Québec. Dix espèces de moules ont également été identifiées sur le littoral, dont trois figurant sur la liste des espèces susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables au Québec.

Amphibiens et reptiles

Cinq espèces d’amphibiens ou de reptiles en situation préoccupante ont été identifiées dans un rayon de huit kilomètres de la réserve naturelle. Parmi celles-ci, l’observation la plus intéressante est celle de la couleuvre à collier sur l’île à Gagnon. Il s’agit d’une espèce susceptible d’être désignée menacée ou vulnérable au Québec.