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    ANALYSE DU PAYSAGE DU CHEMIN DU ROY DE SAINT-AUGUSTIN-DE-DESMAURES

    Battures, érablières riveraines, sur escarpement ou en bordure de champs, zones de villégiature en transformation, parcours patrimonial où l’on observe des bâtiments d’intérêt architectural; voici divers éléments du paysage augustinois à découvrir le long du fleuve ou du chemin du Roy…

    L’objectif de l’étude vise la connaissance du paysage d’une partie du territoire de la Ville de Saint-Augustin afin d’identifier les composantes particulières de celui-ci et de mettre en évidence leur influence sur la biodiversité

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    Avec ses vastes champs et ses bâtiments agricoles, le paysage champêtre des abords du chemin du Roy offre des panoramas splendides sur le fleuve et sur les boisés de ferme. Sur les 52 exploitations agricoles répertoriées sur le territoire de Saint-Augustin, sept se retrouvent au sud de la route 138. Quatre sont orientées vers la production laitière mais il y a également un élevage de bovins de boucherie et deux exploitations fourragères. Le maïs occupe environ 33% des surfaces cultivées. Les autres productions sont, par ordre d’importance : le foin, l’avoine, le soya, l’orge et des productions maraîchères comme la citrouille. Les boisés de ferme, couvrant une superficie de 320 hectares, contribuent également au paysage augustinois dans le secteur du chemin du Roy

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    En 2007, la Fondation québécoise pour la protection du patrimoine naturel (FQPPN) a confié à madame Chantal Prud’homme, architecte paysagiste, la réalisation d’une étude sur le paysage des abords du fleuve Saint-Laurent dans le secteur situé au sud de la route 138. Cette étude a permis d’identifier les traits distinctifs du paysage de notre ville et de formuler des recommandations visant à les protéger.
    Cette chronique rappelle les éléments marquants de cette étude, lesquels ont été exposés par madame Prud’homme lors de la conférence qu’elle donnait le 24 février dernier à la bibliothèque Alain Grandbois

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    À Saint-Augustin, l’agriculture a longtemps été le moteur principal du développement du territoire. La présence de granges, d’étables et de caveaux à légumes parsemés le long des rangs témoigne de cette activité. Les sols y sont relativement riches et présentent un excellent potentiel pour une vaste gamme de cultures. Comme ils sont principalement composés d’argile, d’alluvions ou de dépôts de tills ils nécessitent souvent des travaux de drainage. Bien que la vocation agricole se perpétue encore à Saint-Augustin, celle-ci est en voie de mutation. Comme ailleurs au Québec, l’évolution des pratiques agricoles encourage la consolidation des entreprises, modifie l’organisation des cultures et incite à constituer de plus grandes exploitations

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    À Saint-Augustin, le paysage est caractérisé par la présence du fleuve Saint-Laurent. Certains endroits particuliers de la ville tels que les belvédères du parc de la falaise et du parc du Haut-Fond et le chemin du Roy offrent des vues splendides sur le fleuve. Ce paysage fluvial suit un rythme bien particulier : celui des marées. Chaque jour, en un même lieu, les eaux du fleuve montent puis redescendent à deux reprises.

    Ce va-et-vient des marées est particulièrement important dans la région de l’estuaire d’eau douce, comprise entre Grondines et Saint-Jean-Port-Joli. En raison du rétrécissement du lit du fleuve entre ces deux localités, les marées d’eau douce peuvent atteindre de 4 à 5 mètres d’amplitude

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    UNE FAÇON D'UTILISER LES PLANTES INDIGÈNES AFIN D'HARMONISER SON AMÉNAGEMENT PAYSAGER.

    L’augmentation de l’intensité lumineuse et la fonte des neiges donnent peut-être à certains d’entre vous l’envie de planifier vos projets de jardinage. Si vous souhaitez jardiner de façon plus écologique, le choix de plantes indigènes serait judicieux. Botaniquement parlant, on définit une plante indigène comme une plante qui pousse spontanément dans une région donnée sans l’intervention humaine. À titre d’exemple, l’iris versicolore, l’emblème floral du Québec, croît naturellement dans les lieux humides. Afin de définir si une espèce est indigène dans un endroit précis, il faut d’abord évaluer dans quel domaine bioclimatique elle se retrouve

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    La Station agronomique de Saint-Augustin représente un élément d’importance dans le paysage agricole de la ville puisqu’il s’agit de la plus grande propriété en bordure du fleuve entre la pointe de Jean-Gros et le marais Provancher, aux limites de Neuville.

    Cette grande ferme a été créée en 1956 par les Augustines de l’Hôpital général de Québec à la suite du regroupement de plusieurs anciennes fermes familiales. C’est en 1963 que l’Université Laval en devient propriétaire et crée la Station agronomique de Saint-Augustin (SASA)

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    Le 400e anniversaire de Québec connecte avec l’époque de la colonisation européenne du continent et inspire le thème de cette chronique sur les paysages augustinois, dédié à l’héritage légué par le régime seigneurial.

    Entre 1608 et le milieu du 18e siècle, plusieurs milliers de français quittent leur pays à la recherche de liberté. La Nouvelle-France s’organise selon le mode du régime seigneurial qui divise le vaste territoire en seigneuries. Pour favoriser le peuplement de la colonie, les devoirs du seigneur exigent de concéder des lots à des colons, nommés censitaires, et de construire un moulin à farine. En contrepartie, le censitaire doit défricher la terre, y construire sa maison et oeuvrer à la construction et à l’entretien des chemins

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    Cette chronique sur les paysages augustinois est dédiée à la falaise de Saint-Augustin. Vers l’ouest, à partir de la côte à Gagnon, la falaise de Saint-Augustin s’éloigne graduellement du fleuve, longe le côté nord du chemin du Roy et se prolonge jusqu’à Neuville vers l’ouest. Elle comprend le parc de la Falaise et une partie du parc du Haut-Fond. Vers l’est, elle borde les battures du fleuve et se poursuit jusqu’à la plage Saint-Laurent pour bifurquer vers le nord à Cap-Rouge. Une partie de ce versant, comprise entre la rue du Brome et l’extrémité ouest du chemin de la plage Saint-Laurent, longue de 6 km, est reconnue comme milieu naturel d’intérêt selon le Répertoire des milieux naturels d’intérêt de Québec

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    Le fleuve a façonné l’histoire de Saint-Augustin. Ses berges ont été occupées par les Amérindiens depuis au moins 5000 ans, puis ont accueilli ses premiers foyers d’établissement et le moulin seigneurial.

    Contrairement à Neuville qui a connu un développement économique lié à la construction navale, peu d’activités maritimes ont marqué Saint-Augustin. D’hier à aujourd’hui, la rive bordée d’un haut-fond a restreint ces activités et représente une des permanences du paysage de Saint-Augustin. Ce haut-fond s’étend sur une longueur de 7 kilomètres.

    En raison de la présence de ce haut-fond, deux épaves gisent dans les eaux du Saint-Laurent vis-à-vis de Saint-Augustin

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    Habiter le long du fleuve, c’est avoir le privilège de vivre dans un des paysages emblématiques de la région de Québec. Le corridor navigable du fleuve, ses terrasses, ses escarpements, ses boisés d’intérêt et les différentes manières d’occuper ses rives forgent l’identité des paysages de Québec et de Saint-Augustin.

    Plusieurs éléments d’intérêt distinguent les abords du fleuve à Saint-Augustin. Le chenal longe un haut-fond dont la batture conditionne la relation de la rive augustinoise avec le fleuve. Une terrasse de profondeur variable borde le fleuve. Aux limites de Neuville, elle s’étend sur une profondeur de 400 à 600 mètres, puis se rétrécit à partir de l’anse à Maheu en une mince bande inférieure à 100 m

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    Le chemin du Roy évoque une série d’images champêtres où les champs cultivés et les bâtiments anciens se succèdent. L’agriculture a ouvert le paysage vers le fleuve Saint-Laurent et les battures. Si la vocation agricole s’y perpétue encore, ce paysage rural est en voie de mutation profonde. Comme ailleurs au Québec, l’évolution des pratiques agricoles augmente l’échelle des fermes et modifie les bâtiments agricoles et l’organisation des cultures. Mais, la proximité de Saint-Augustin avec Québec fragilise l’agriculture puisque la banlieue gagne du terrain. Désormais, de nombreuses résidences permanentes jalonnent le chemin du Roy augustinois. Les anciens chalets se font rares, abandonnés puis, remplacés par une nouvelle résidence au goût du jour