Quoi de neuf

  • La FQPPN reçoit une subvention de 5 000 $ du Projet Eau Bleue RBC
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    APPUI FINANCIER DE LA RBC
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    La FQPPN reçoit une subvention de 5 000 $ du Projet Eau Bleue RBC
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    La Fondation québécoise pour la protection du patrimoine naturel a reçu, en mai dernier, une subvention de 5 000 $ du Projet Eau Bleue RBC afin de contribuer à la protection des sources d’eau locales. La Fondation québécoise pour la protection du patrimoine naturel est l’un des 12 organismes au Québec qui reçoit une subvention en 2016 dans le cadre du Projet Eau Bleue RBC.

    « Ce don du Projet Eau Bleue de RBC nous permettra de poursuivre des travaux majeurs de restauration de rive qui montre des signes d'érosion sévère », a mentionné Marie-Noëlle Juneau, Chargée de projets, Fondation québécoise pour la protection du patrimoine naturel.

    « À RBC, nous savons que l’eau est essentielle à toute activité humaine, qu’il s’agisse de combler les besoins quotidiens les plus fondamentaux ou d’assurer le bon fonctionnement de l’économie mondiale », a déclaré André Labbé, Vice-Président Régional - Québec / Mauricie - RBC Banque Royale. Nous sommes heureux d’appuyer la Fondation québécoise pour la protection du patrimoine naturel qui a été choisie parmi des centaines d’organisations du monde entier en raison de son engagement à trouver des solutions aux problèmes liés à l’eau et à protéger cette ressource dans les zones urbaines, a-t-il ajouté.

    Dans le cadre de la Journée Eau Bleue, le 2 juin 2016, les employés de RBC du monde entier unissent leurs efforts pour protéger leurs sources d’eau locales en prenant part à des « activités de métamorphose » de trois types : nettoyage, plantation et sensibilisation. En 2015, plus de 25 000 employés ont participé à 850 activités de métamorphose dans le monde.

    Le Projet Eau Bleue RBC est un engagement sans précédent de dix ans à vaste portée, qui vise à protéger, à l’échelle mondiale, la ressource naturelle la plus importante de notre planète : l’eau douce. Depuis 2007, RBC s’est engagée à verser près de 44 millions de dollars à plus de 740 organismes de bienfaisance du monde entier qui œuvrent à la protection de l’eau. De plus, RBC a octroyé 8,8 millions de dollars à des universités pour la réalisation de programmes liés à l’eau. Pour de plus amples renseignements, allez au www.rbc.com/eaubleue.

  • Ce que vous devez savoir concernant la chasse dans la Réserve naturelle des Battures de Saint-Augustin-de-Desmaures
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    Chasse à la sauvagine
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    La chasse dans la Réserve naturelle des Battures-de-Saint-Augustin-de-Desmaures

    Ce lien vous dirigera vers un aide-mémoire concernant la pratique de la chasse dans la Réserve naturelle des Battures-de-Saint-Augustin-de-Desmaures: https://www.dropbox.com/s/8pi42ufhq0xqpqv/Aide-m%C3%A9moire%20sur%20la%2...
    Pour plus d'informations, n'hésitez pas à communiquer avec nous.

  • Contribution de la boutique Le Naturaliste
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    Le Naturaliste
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    La FQPPN est fière de s'associer à la boutique Le naturaliste pour souligner le travail de ses administrateurs sortants qui recevront un certificat cadeau d’une valeur de 25 $ chacun

    La FQPPN est fière de s'associer à la boutique Le naturaliste pour souligner le travail de ses administrateurs sortants qui recevront un certificat cadeau d’une valeur de 25 $ chacun. Grâce l’implication de ses administrateurs bénévoles , la Fondation a rempli pleinement sa mission de protection du patrimoine naturel. Nos sincères remerciements!

    La boutique Le naturaliste est une boutique spécialisée dans l'équipement d'observation de la nature et du matériel requis à l'exploration des sciences. Un endroit de rêve pour les petits et grands qui sont curieux de nature! Visitez-les à l’adresse suivante : http://www.lenaturaliste.ca

    Administrateurs sortants :
    1. Jacques Anctil, président
    2. Grégory Tison, trésorier
    3. Gaétan Brodeur, secrétaire et riverain
    4. Michelle Moisan, riveraine
    5. Benoît Germain, riverain

  • Dossier oléoduc
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    Dossier oléoduc
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    Suite à l’annonce du dépôt de projet de construction Oléoduc Énergie Est de TransCanada, un comité Oléoduc s’est formé au sein de la FQPPN. Voir le document d'information dans la page PUBLICATIONS

    Suite à l’annonce du dépôt de projet de construction Oléoduc Énergie Est de TransCanada, un comité Oléoduc s’est formé au sein de la FQPPN afin d’assurer une veille sur les potentiels impacts qu’aurait un tel projet sur la Réserve naturelle des Battures-de-Saint-Augustin-de-Desmaures. La FQPPN a pris position contre le projet tel que présenté et a préparé et diffusé un document d’information présentant les principales préoccupations environnementales et de sécurité publique face au projet pour l’estuaire d’eau douce à saumâtre.
    Voir le document d'information dans la page PUBLICATIONS.

  • Communiqué de presse Oléoduc
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    Oléoduc Énergie Est de TransCanada FQPPN n’appuie pas le projet
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    Communiqué de presse.
    Pour diffusion immédiate.

    Oléoduc Énergie Est de TransCanada :
    Une fondation n’appuie pas le projet

    Saint-Augustin-de-Desmaures, 17 octobre 2013 — Après avoir rencontré les représentants de TransCanada, promoteur du projet d’oléoduc, différents intervenants du milieu et des organismes concernés, la Fondation québécoise pour la protection du patrimoine naturel (FQPPN), propriétaire de 12 kilomètres de rives constituant la Réserve naturelle des Battures-de-Saint-Augustin-de-Desmaures, mentionne qu’elle n’appuie pas la réalisation du projet d’oléoduc Énergie Est.

    Rappelons que le tracé préliminaire de l’oléoduc, proposé le 18 septembre 2013, passe sous le fleuve Saint-Laurent, à la hauteur de Saint-Augustin-de-Desmaures et dans les limites de la Réserve naturelle des Battures-de-Saint-Augustin-de-Desmaures.

    Pour la fondation, les impacts négatifs sur l’environnement constatés aux sites d’exploitation des sables bitumineux et le risque potentiel d’accidents et/ou d’incidents du transport par oléoduc de ce type de pétrole pourraient mettre en cause la santé et la sécurité des citoyens vivant à proximité d’un tel équipement.

    La FQPPN s’inquiète plus spécifiquement des risques de contamination des eaux des bassins versants et des prises d’eau potable des villes de Québec et de Lévis, advenant des fuites importantes de pétrole. Elle s’inquiète également des risques pour les habitats sensibles et les espèces en péril de l’aire protégée que constitue la Réserve naturelle des Battures-de-Saint-Augustin-de-Desmaures.

    À la suite de l’analyse du projet, la FQPPN considère que ce projet pourrait présenter un risque élevé au plan environnemental, ainsi que pour la santé et la sécurité des résidents de la région. Selon elle, un devoir de précaution s’impose. C’est pourquoi la FQPPN n’appuie pas le projet.

    — 30 —

    La FQPPN, organisme sans but lucratif basé à Saint-Augustin, œuvre depuis plus de 20 ans à la protection de milieux sensibles et gère la Réserve naturelle des Battures-de-Saint-Augustin-de-Desmaures.

    Pour information :
    Jacques Anctil, (418) 951-5585 ou (418) 655-9399
    fondation.patrimoine@globetrotter.net
    www.fqppn.org.

  • Communiqué de presse
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    Création de la réserve naturelle des Battures-de-Saint-Augustin-de-Desmaures
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    La Fondation québécoise pour la protection du patrimoine naturel (FQPPN) annonce la création de la réserve naturelle des Battures-de-Saint-Augustin-de-Desmaures

    Saint-Augustin, 1er décembre 2011  Le président de la Fondation québécoise pour la protection du patrimoine naturel (FQPPN), monsieur Laurier Côté, sa directrice générale, madame Nicole Lavoie, et les membres du conseil d’administration sont fiers d’annoncer la reconnaissance de la réserve naturelle privée des Battures-de-Saint-Augustin-de-Desmaures par le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, monsieur Pierre Arcand, le 1619 novembre dernier.

    La création de la réserve naturelle coïncide avec les vingt ans d’action de la FQPPN à Saint-Augustin. Le projet de conservation de la baie de Saint-Augustin-de-Desmaures et du territoire voisin aujourd'hui comme le parc des Hauts-Fonds voyait le jour en 1991 sous l’impulsion d’un petit groupe de citoyens préoccupés par l’intensification de l'urbanisation le long du fleuve Saint-Laurent. Une première acquisition en 1996 permit à la FQPPN de concrétiser ses intentions et d’amorcer, avec la participation financière de plusieurs institutions publiques et privées, une phase d’acquisition de terrains sur le littoral qui s’est terminée avec la production d’un plan de gestion du territoire et avec le transfert à la FQPPN de propriétés acquises en partenariat avec Canards Illimités Canada en 2011. La réserve naturelle des Battures-de-Saint-Augustin-de-Desmaures protège maintenant, et à perpétuité, la quasi-totalité du littoral de la ville de Saint-Augustin-de-Desmaures, représentant un segment de rive d’une longueur de 11 km (400 ha de battures et de boisés riverains), situé entre la pointe Jean-Gros à l’est et les îlets Dombourg à l’ouest. Ceci en fait la plus longue portion de l’estuaire fluvial protégée au Québec.

    Si la FQPPN a trouvé les appuis nécessaires à la réalisation de ce projet, c’est que l’estuaire fluvial du Saint-Laurent constitue un écosystème naturel unique et reconnu mondialement, caractérisé par ses eaux douces ou légèrement saumâtres et par la forte amplitude de ses marées. C’est sa flore, et en particulier un groupe de plantes rencontré sur ses battures qui en a fait la renommée chez les scientifiques puisqu'elles ne se trouvent nulle part ailleurs au monde. Ces plantes qui fréquentent un habitat aux conditions extrêmement changeantes sont le résultat d’une évolution qui dure depuis près de 8 000 ans. Presque toutes représentées sur les battures de Saint-Augustin, ces plantes sont considérées par les gouvernements du Québec et du Canada comme des espèces en péril ou menacées ou vulnérables en raison de leur très grande rareté. C’est le cas du gentianopsis de Victorin, de la gratiole du Saint-Laurent, de l’épilobe à graines nues et de la cicutaire de Victorin. Les battures constituent également l’habitat de nombreuses espèces d’oiseaux, de poissons, de mollusques et d’invertébrés dont quelques-unes sont menacées ou vulnérables. C’est le cas de l’alose savoureuse, un poisson, et de la chauve-souris cendrée, un micromammifère.

    La réserve naturelle privée ainsi que les projets de conservation des paysages entrepris par la FQPPN contribuent également à la protection directe ou indirecte de plusieurs sites archéologiques préhistoriques et historiques ainsi qu’une partie du « berceau » du premier établissement du village de Saint-Augustin-de-Desmaures.

    La FQPPN ne pourrait mener ses activités de conservation et de sensibilisation sans le support renouvelé de nombreux partenaires. C’est pourquoi nous remercions chaleureusement la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures, Environnement Canada, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec, Canards Illimités Canada, la Fondation Hydro-Québec pour l’Environnement, la Fondation de la Faune du Québec, Pêches et Océans Canada et plusieurs autres partenaires qui ont collaboré à nos actions et à nos succès.

    INFORMATION :

    Fondation québécoise pour la
    protection du patrimoine naturel (FQPPN)
    Case postale 42,
    Saint-Augustin-de-Desmaures G3A 1V9
    fondation.patrimoine@globetrotter.net
    418-655-9399
    www.fqppn.org

    La Fondation québécoise pour la protection du patrimoine naturel (FQPPN) est un organisme à but non lucratif légalement constitué en 1981 pour contribuer à la préservation de la biodiversité, des habitats et des paysages. Depuis 1991, les actions de la FQPPN concernent la protection des battures du fleuve Saint-Laurent, des boisés riverains et des paysages environnants de la région de Saint-Augustin-de-Desmaures. Un autre volet de ses actions concerne la sensibilisation et la mobilisation des décideurs, des riverains, des utilisateurs et de la population à la sauvegarde de ce patrimoine naturel.

  • LES CHAUVES-SOURIS … CRÉATURES NOCTURNES MÉCONNUES
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    Venez découvrir l’espèce faunique en vedette de chaque mois ! En novembre :LES CHAUVES-SOURIS … CRÉATURES NOCTURNES MÉCONNUES

    Venez découvrir l’espèce faunique en vedette de chaque mois !En novembre :LES CHAUVES-SOURIS … CRÉATURES NOCTURNES MÉCONNUES. Voir la fiche dans la page PUBLICATION. Voir aussi le texte diffusé dans le journal MIM de Saint-Augustin ce mois-ci dans la fiche PUBLICATION.

  • Connaissez-vous la rivière Charland ?
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    la rivière Charland
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    Connaissez-vous la rivière Charland ?
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    Connaissez-vous la rivière Charland ?
    La Fondation québécoise pour la protection du patrimoine naturel (FQPPN), un organisme de conservation situé à Saint-Augustin-de-Desmaures, a amorcé cet été un projet d’acquisition de connaissances sur la rivière Charland en partenariat avec la Corporation du bassin de la Jacques-Cartier (CBJC). Depuis 2009, la rivière Charland ainsi que d’autres cours d’eau de Saint-Augustin-de-Desmaures se trouvent sur le territoire d’intervention de la CBJC. La rivière Des Roches de même que son principal tributaire, le ruisseau Dorval, ont également été caractérisés durant l’été 2010.Les rapports de caractérisation ne sont pas disponibles sur notre site web. Les personnes intéressées doivent nous contacter pour les consulter. alors que celui de la rivière Charland se trouvera sur le site web de la FQPPN (www.fqppn.org).
    Le projet de caractérisation de la rivière Charland a pour but de qualifier son état de santé, l’impact des terres agricoles, du milieu industriel et résidentiel et proposer des moyens pour améliorer les attributs écologiques du milieu. La démarche a également permis d’identifier des sources potentielles de contamination.
    Ses caractéristiques
    La rivière Charland prend sa source à l’extrême ouest du parc industriel François-Leclerc. D’une longueur de plus de 4 kilomètres, elle traverse ensuite des pâturages, des zones résidentielles et des terres cultivées pour finalement rejoindre le fleuve Saint-Laurent.
    Bien que plusieurs obstacles physiques aient été identifiés, plusieurs poissons ont été observés. Toutefois, en raison de la faible profondeur de l’eau on y retrouve principalement des petits poissons ou des alevins. Des pêches scientifiques effectuées en 2007 ont permis d’identifier la présence de cyprins et de mulets.
    Parmi les analyses effectuées, nous avons évalué l’indice de qualité des bandes riveraines (IQBR), un outil couramment utilisé pour définir l’intégrité des écosystèmes aquatiques. Le terme « bande riveraine » réfère à la bordure végétale située à proximité d’un cours d’eau (10 mètres de largeur). Cette dernière remplit différentes fonctions écologiques telles que la filtration des eaux de ruissellement, la fixation du sol grâce à son système racinaire et la rétention d’eau excédentaire lors des pluies abondantes. Elle a également une influence sur la biodiversité. L’IQBR est un paramètre qui facilite la gestion du cours d’eau puisqu’il permet d’identifier les secteurs les plus problématiques.
    Selon nos observations, 40% de la bande riveraine présente un très faible indice de qualité, 19% se qualifie de moyen à faible et 41% de bon à excellent. Des signes d’érosion, de petits glissements de terrain, des déchets ainsi que des rognures de gazon ont été observés. Ces matières végétales, lorsque jetées dans la rivière, diminuent la qualité de l’eau lorsqu’ils se décomposent.
    Des analyses physico-chimiques de l’eau, prélevée sur 5 stations d’échantillonnage différentes, sont effectuées régulièrement depuis juin et se poursuivront jusqu'à la fin septembre. Les résultats préliminaires ont permis d’identifier une concentration anormalement élevée d’azote ammoniacal (ammoniac NH3 et ammonium NH4+), pour les deux sites les plus en amont. Ce produit est généralement introduit par le lessivage des terres agricoles et des minéraux argileux, ainsi que par le lessivage des eaux d’égouts municipaux et industriels.
    À vous de jouer !
    Des simples gestes peuvent contribuer à améliorer la qualité du cours d’eau dont la plantation de végétaux indigènes dans la bande riveraine. De plus, afin de favoriser une agriculture respectueuse de l’environnement, le Ministère de l’Agriculture, des Pêches et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) a mis sur pied le programme de soutien financier Prime-Vert qui vise notamment à faire la promotion et la diffusion des bonnes pratiques agricoles ainsi qu’à soutenir les exploitations afin qu’elles puissent se conformer aux lois, aux règlements et aux politiques environnementales en vigueur.
    Caroline Berkers, stagiaire de bioécologie

  • Un éblouissant chanteur, le Goglu des prés
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    le Goglu des prés
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    Un éblouissant chanteur, le Goglu des prés...
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    Un éblouissant chanteur, le Goglu des prés

    Grand artiste sur le déclin, le Goglu des prés habite volontiers la partie rurale de notre paysage augustinois.
    Ne l’attendez pas trop tôt; non pas qu’il soit paresseux mais parce qu’il revient de loin. En fait, peut-être d’aussi loin que l’Argentine et le Paraguay. Et c’est probablement pour cela qu’il arrivera le dernier dans les prés et les champs qu’il partage avec les bruants, les carouges et les sturnelles. Même l’hirondelle rustique (alias des granges) le bat au fil d’arrivée, soit vers les premiers jours de mai. Il est tardif, soit, mais remarquable!

    Le mâle a tout d’un séducteur haut de gamme : habit de concert tout noir devant, noir et blanc contrasté derrière, le tout rehaussé d’un indémodable couvre-nuque chamois. L’apparition du beau ténébreux sur un perchoir «scénique» prélude à son étincelante, quoique brève, carrière de ténor des prés. Avec un peu de chance, vous le verrez s’élancer et survoler son espace au ralenti, parfois en zigzags, tout en égrenant une aria de notes liquides et pétillantes…bref, vous aurez observé une envolée lyrique! De quoi humilier les autres gazouilleurs moins talentueux --surtout le Bruant des prés avec son petit chuintement d’insecte... Tout cela, on l’aura deviné, pour charmer une femelle toujours discrète et timide voire «drabe». Qu’importe, c’est vers elle qu’il ira, tout gaucho qu’il est de par son séjour argentin, réclamer la faveur d’un dernier tango.
    Audacieux et désinvolte prétendant, dès qu’il a fait son nid, notre goglu mâle se cachera avec celle qu’il a séduite et mettra toute son énergie à fonder une famille. Fini la pavane, le bel canto, et le beau costume noir et blanc. Côté couleurs, il aura vite le modeste ton jaunâtre qui le dissimulera si bien dans les hautes herbes et la prairie qui l’ont si bien servi depuis des siècles… Ce qui nous amène aux raisons qui ont probablement mené à l’ascension puis au déclin de l’espèce.

    Il semble que le Goglu des prés, abondant historiquement dans le haut Mississippi, se serait dispersé grâce aux nouveaux habitats créés par l’agriculture au cours des XVIIe et XVIIIe siècles. Redevenus essentiellement granivores après l’élevage des petits, des millions de goglus migrant vers le sud ravageaient les cultures, ce qui en a fait l’ennemi des agriculteurs américains. Ceux-ci les ont chassés sans relâche, s’en sont nourris et les vendaient même dans les marchés et dans les restaurants. La chasse intensive est donc un premier motif évoqué pour expliquer le lent déclin de l’espèce. Quel contraste avec notre goglu nicheur, estimé pour sa grande consommation d’insectes, et donc un précieux allié du milieu agricole.
    Par ailleurs, et plus récemment, des études sérieuses attribuent le déclin du Goglu des prés à la perte d’habitat ainsi qu’à « certaines pratiques agricoles, telles que la coupe hâtive du foin, qui a généralement lieu au moment de la nidification et de l’élevage des jeunes.»1 La même source évalue aux alentours de 94% le pourcentage des œufs et des jeunes qui périssent ainsi chaque année. On ne se surprendra donc pas de la raréfaction du goglu qui, ayant profité de la présence humaine pour gagner de nouveaux espaces, se voit refoulé lentement mais sûrement vers ses terres d’origine et perdre ses effectifs au profit d’autres espèces.
    Triste constat que dément avec vigueur à chaque mois de mai le chant du goglu, cet hymne exubérant et joyeux que traduisait ainsi, avec des mots pleins de charme et d’humour un paysan de Bellechasse : « Siliking, Siliking,
    Du Gobelis, Du Gobelis
    Maudit Batiste, Batiste,
    Pérusse, Pérusse,
    Zing, Zing,
    Dans l’foin »
    (1) Les oiseaux nicheurs du Québec : Atlas des oiseaux nicheurs du Québec méridional. Jean Gauthier et Yves Aubry, Service canadien de la faune, Environnement Canada, Région du Québec, 1995, p.1029
    (2) Les oiseaux du Québec. Raymond Cayouette, Jean-Luc Grondin. La Société Zoologique de Québec inc. Orsainville, Québec. 1977
    (3) Cahiers d’ornithologie Victor Gaboriault no.2 Club des ornithologues de Québec Inc. Louis Fortin, Jean-Pierre Savard, Clément Aubert, 1978
    (4) Charmants voisins. Claude Mélançon. Librairie Granger Frères Ltéé. Deuxième édition. Montréal 1947
    Par Claude Simard

  • Un tandem du tonnerre veille au nettoyage des boisés riverains augustinois!
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    Un tandem du tonnerre veille au
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    Un tandem du tonnerre veille au nettoyage des boisés riverains augustinois!
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    Cachés sous une vieille souche ou dans le creux d’une falaise, des tonnes de rebuts sont présents dans les forêts riveraines augustinoises. Il fut une époque où l’élimination des déchets n’était pas régie par la loi sur la qualité de l’environnement et les nouveaux dispositifs législatifs réglementant la gestion des matières résiduelles. Il était pratique courante de disposer des déchets dans des dépotoirs sauvages, si bien que des quantités importantes de rebuts se retrouvent dispersés dans notre environnement plutôt que dans les sites conçus expressément pour en disposer.

    Sous l’égide de la Fondation québécoise pour la protection du patrimoine naturel (FQPPN), deux bénévoles sont passés à l’action afin d’assainir ces boisés. Depuis deux ans, Marcel Turgeon, résidant de Saint-Augustin-de-Desmaures, et Jean Bricault, résidant de Cap-Rouge, ont effectués des corvées de nettoyage dans les forêts riveraines en collaboration avec leurs propriétaires.

    Les rebuts retirés des sites ont été triés afin de favoriser la récupération de la plus grande partie des matières recueillies. En 2008 et 2009, ce tandem du tonnerre a consacré plus de 500 heures de travail bénévole à nettoyer les boisés de déchets de toutes sortes : poêles, carcasses de voiture, morceaux de béton, styromousses, pneus de voitures, bouteilles et canettes, etc. Onze tonnes de métal et 188 pneus ont ainsi été retirés des boisés!

    La FQPPN a tenu à remercier ses deux bénévoles en leur offrant une ballade en avion pour leur permettre de contempler du haut des airs la beauté du paysage agricole et des milieux boisés riverains de Saint-Augustin (et de repérer des rebuts oubliés!). Nous remercions aussi la Société Provancher qui a collaboré au projet en nous prêtant un véhicule tout-terrain et une remorque. La participation de la Ville de Saint-Augustin est aussi à souligner en ce qui a trait au transport des rebuts non récupérables au site d’enfouissement. Merci également aux propriétaires riverains pour nous avoir autorisé l’accès à leur propriété pour la réalisation des corvées de nettoyage.

    Nous encourageons la population à passer aussi à l’action afin d’assainir notre environnement et à dénoncer les actes susceptibles de causer des dommages. Si vous avez des questions concernant la disposition de vos rebuts, contactez les représentants de votre municipalité.

    Karine Thibault, chargée de projet
    Fondation québécoise pour la protection du patrimoine naturel (FQPPN)