Contrôle de l’herbe à puce au parc riverain du lac Saint-Augustin

 

Résumé du projet

L’équipe de la FQPPN a effectué un tout premier contrôle de l’herbe à puce au lac Saint-Augustin à l’été 2026, en bordure d’un sentier du parc riverain. Quatre capsules vidéo ont également été réalisées (voir notre Vlog).

 

Description du projet

Le projet s’effectue sur une base préventive, afin de réduire les risques de contact des usagers du parc avec l’herbe à puce. Aussi appelée sumac grimpant, bois de chien ou encore sumac vénéneux, l’herbe à puce est une plante allergène indigène au Québec. Répandue dans toutes ses régions, elle peut pousser dans des endroits très variables : forêt, champ, le long des routes, près des cours d’eau, etc.

L’herbe à puce est dangereuse en raison de l’urushiol, une substance contenue dans la sève de la plante. Puisque la sève est présente dans toutes les parties de cette plante (à l’exception de son pollen), un simple contact avec sa tige, une feuille, ses racines et autres peut provoquer une réaction allergique intense. Cette réaction douloureuse s’accompagne de picotements excessifs et parfois d’une sensation de brûlure. On retrouve des marques rouges sur les zones touchées du corps qui, éventuellement, peuvent se transformer en cloques. À noter que les symptômes de l’herbe à puce affectent 90% de la population et donc, qu’une personne sur dix est immunisée. De même, ses effets allergènes ne sont provoqués qu’à la suite d’un deuxième contact avec la plante, ce qui vous laisse donc une « première chance ». De plus, un contact direct avec la plante n’est pas nécessaire pour être contaminé. Effectivement, l’urushiol est une substance huileuse qui adhère facilement à ce qu’elle touche. Ainsi, il est possible de subir une contamination croisée en touchant un objet ayant touché l’herbe à puce (vêtements, outils de jardin, poils d’animaux, etc.) Bref, l’herbe à puce est une plante vilaine qu’il est important de contrôler pour prévenir ses désagréments.

Ce projet se déroule donc au parc riverain du lac Saint-Augustin, car beaucoup d’herbe à puce est présente sur les bords des sentiers pédestres. Ainsi, la tâche de notre équipe consiste à limiter la propagation de cette plante qui peut rapidement devenir envahissante en raison de sa prolifération rapide et de ses nombreuses formes : plante, buisson, vigne grimpante, etc. Un contrôle a donc été effectué afin de réduire la superficie des colonies installées sur le bord des sentiers et de s’assurer qu’elles ne s’étendent pas dans la zone parcourue par les utilisateurs du parc.

Vêtue de combinaisons de protection de type Tyvek, notre équipe a procédé à l’arrachage manuel de l’herbe à puce lors d’une journée du mois de juillet. Ces combinaisons blanches peuvent être en contact avec l’herbe à puce puis jetées après utilisation, ce qui en fait l’habillement parfait pour lutter contre cette plante. Les plants ont été retirés à l’aide de pelles, puis jetés dans des sacs poubelles opaques et résistants qui ont ensuite été disposés avec les ordures ménagères. Lors de l’arrachage, il est important de creuser le plus profondément possible, afin de retirer le plus possible de parties du plant et éviter sa repousse. Le retrait des rhizomes, ces petites tiges souterraines horizontales stockant l’énergie, est un élément central de la réussite de l’arrachage manuel.

 

Bailleur de fonds

Conseil de bassin du lac Saint-Augustin (CBLSA)

Figure 1. L’équipe vêtue de combinaisons de protection Tyvek (crédit : FQPPN)

Figure 2. L’équipe au travail (crédit : FQPPN)

Figure 3. Identification de l’herbe à puce (crédit : FQPPN)

Elle se reconnaît notamment par ses feuilles qui, malgré ses différentes apparences, viennent toujours en nombre de 3 folioles (petites feuilles).

Figure 4. Identification de l’herbe à puce (crédit : FQPPN)

La foliole centrale possède toujours une tige plus longue que celles des deux autres.

Figure 5. Équipement nécessaire au retrait de l’herbe à puce (crédit : FQPPN)